Actualité
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ATCHOUM! L'ATMOSPHERE EST POIVREE
- Par Administrateur ANG
- Le 04/11/2007
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La configuration actuelle du paysage politique guinéen est plus que disparate et l’enjeu que constitue la succession au régime du général CONTE, aiguise les appétits les plus voraces. Cette situation crée ostensiblement, un vigoureux climat de tensions, entretenu par le caractère obsessionnel et passionnel des prises de position tendancieuses, mettant dos à dos les groupes de pression aux intérêts divergents, qui s’évertuent obstinément à influencer par favoritisme, les règles du jeu démocratique. Dans un environnement aussi tumultueux, le guinéen de la rue ne sait plus à quel Saint se vouer, face à cette frénésie conflictuelle qui prend de jour en jour, des proportions inquiétantes. On aurait pu avoir des craintes de voir, le vieux général sentant sa fin proche, user de stratagèmes pour assurer ses arrières, en créant les conditions favorables à une succession de complaisance, qui pousserait au devant de la scène politique, un de ses proches collaborateurs. Si cette éventualité reste une probabilité, l’éloquence de son mutisme à ce sujet entretient le suspens et réconforte les avides prédateurs, qui trouvent on ne peut plus opportune, l’occasion d’assouvir leur soif de pouvoir. C’est dans cet ordre d’idées qu’une vision restrictive, voudrait désormais nous faire admettre substantiellement, de façon édulcorée, l’existence de deux clans : les anti et les pro- Kouyaté. Heureusement que la Guinée ne se résume pas à cette pensée unique qui sournoisement, cultive les ingrédients d’une implosion sociale, parce que son fondement est sous-tendu par des attitudes iconoclastes ambivalentes. On assiste actuellement, par médias interposés, à des attaques et contre-attaques d’une bassesse et d’un niveau de maturité politique qui laisse à désirer.La crise que nous traversons n’est pas une affaire d’homme, c’est une question de méthode. L’on sait pertinemment que, les criques concernant les méthodes de gestion dans notre pays relèvent principalement, d’un constat alarmant qui pointe du doigt la déliquescence des structures étatiques.Mais dès lors que cet exercice d’alerte et de bienfaisance publiques, se résume au matraquage médiatique dans le but unique de créer la confusion dans l’esprit des citoyens, il perd forcément en crédibilité, car il sert en ce moment, de prétexte aux fanatiques, pour l’entretien et l’exacerbation des clivages. Par ailleurs, l’acharnement et la volonté farouche de ceux qui se réclament de la mouvance Kouyatéïste, à répondre à tue-tête et sans retenue aucune, aux soit disant attaques contre le premier Ministre, font preuve d’inconvenance, dans leur aveuglement et obstination, à défendre vaille que vaille ce dernier, quand bien même, il lui arrive de poser des actes qui portent à équivoque. Cette composante de la population doit de façon objective, accepter de se soumettre à la critique et admettre que la perfection n’est pas humaine. Nous n’avons pas du tout besoin d’extrémistes en ce moment dans notre pays, car leurs idées malsaines nous divisent plus qu’elles nous rassemblent et pour notre avancement, tous les enfants de guinée de quelque bord politique ou apolitique qu’ils soient, doivent apporter leurs concours dans le combat qui nous est commun, à savoir la lutte pour la satisfaction décente des besoins de la population dans son ensemble. Par syllogisme, on pourrait dire que, Nul homme n’est infaillible, or M. Lansana Kouyaté est un homme, donc M. Lansana Kouyaté n’est pas infaillible. Ainsi, dans la lutte commune pour le changement, on se doit de considérer que les responsabilités de nos maux se situent à différents niveaux de l’échelon social, bien que la question du leadership importe beaucoup dans une organisation humaine, raison pour laquelle, on devrait s’atteler à bien situer ces responsabilités, pour pouvoir les remettre efficacement en cause. Nous sommes tous unanimes sur le fait que depuis la prise en mains de notre destinée, les problèmes que nous ne cessons de rencontrer, résultent particulièrement des tares de nos différents systèmes de gestion politico- économique, dont on a du mal à tirer des enseignements. D’où la nécessité d’une prise de conscience collective, capable de balayer nos appréhensions, en faisant fi de nos susceptibilités, de nos rancœurs personnelles et en laissant libre cour à toute idée nouvelle, allant dans le sens dans la recherche commune de solutions profitables pour tous. Les querelles mesquines de personnes, ne nous avanceront en rien sinon qu’à nous faire perdre de vue, le seul et unique ennemi de la nation guinéenne, qu’est la pauvreté endémique qui sévit depuis tant d’années dans notre pays . Ne nous trompons donc pas de cible. Dans cette optique, il y’a un besoin urgent de centrer de manière pertinente, le débat sur des sujets qui s’inscrivent dans une logique d’affirmation et de réalisation de tous.
BAYO Abidine
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LES DINDONS DE LA FARCE
- Par Administrateur ANG
- Le 28/10/2007
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Dans l’entendement général, la logique évolutive et progressiste du monde, suppose qu’une nation dont la jeunesse se meurt, est une nation en perdition. Et depuis le temps, la jeunesse guinéenne se cherche et a du mal à se trouver, en raison de sa difficulté à se fixer des repères fiables, susceptibles de baliser son chaotique chemin de croix. Dans l’ancien régime, les dirigeants avaient conscience de l’importance stratégique de la jeunesse dans le combat politique. Aussi ne se sont-ils pas priver d’en tirer le maximum de profit, en idéalisant son rôle pour favoriser sa mobilisation, son organisation et sa contribution à la défense des intérêts du parti- Etat d’alors. Cette instrumentalisation politique était rendue possible, par le formatage idéologique avec un endoctrinement conséquent, dont les méthodes d’assimilation et d’aliénation ont eu pour effet, de faire admettre à cette jeunesse, que l’on agissait au nom de la révolution, par la révolution et pour la révolution. A cet effet, l’organisation des jeunes a fait l’objet, d’une politique de gestion décentralisée pour ce qui est de son fonctionnement. Mais cette apparente volonté de structuration, permettant une meilleure circulation de l’information pour des prises de position et d’action concertées, d’un plan local à une échelle nationale, avait pour objectif final, d’assurer un contrôle étatique plus ou moins efficace des différentes instances associées. Dés lors, cette jeunesse a été façonnée de sorte qu’elle s’est trouvée marginalisée et spirituellement enclavée, sous le pouvoir directionnel de principes prônant l’acceptation de la soumission, de la résignation et de l’ordre établi, toutes choses ayant contribué à étriquer son émancipation. On a ainsi pu profiter de sa naïveté et s’en servir pour des fins de propagande et de divertissement, à la gloire des dirigeants et à la pérennisation du système, en passant aisément sous silence ses problèmes existentiels des plus récurrents. A ce jour, on assiste de nouveau à cette tentative de manipulation grandeur nature, au nez et à la barbe de tous. Le bourrage de crâne est une méthode qui n’est pas pernicieuse en soi, car son objectif premier est de contribuer à forger un état d’esprit particulier, mais là où le bât blesse, c’est quand on s’en sert de façon prosaïque, pour des motifs de discrimination, de division et de haine, alors que la jeunesse guinéenne est et doit restée une et indivisible. Il est actuellement impératif de comprendre que pour une meilleure efficacité de nos actions, nul besoin de s’incommoder de structures dites représentatives du genre comités de soutien, de gens qui ne pensent qu’à leurs ascensions politiques, ou fédération nationale des jeunes, organe dont les mécanismes d’institution et de gestion, ne reflètent en rien, la volonté et les aspirations de la majeure partie des jeunes, devenant ainsi un réceptacle creux et douteux. Prenons conscience du fait que nous constituons la matière grise de ce qu’il convient d’appeler les forces vives de la nation et mieux, notre position intergénérationnelle nous donne le rôle imminent de principaux architectes de la construction de la maison Guinée. Il est donc grand temps les gars de se secouer, car la tâche qui nous incombe s’avère laborieuse si nous ne voulons continuer à demeurer à la traîne en ressassant nos problèmes. Pourquoi ne pas s’inspirer d’exemples réussis de pays comme le Sénégal, où les organisations de jeunes à l’image des ASC (associations sportives et culturelles), contribuent à l’harmonisation des rapports sociaux et les GIE (groupements d’intérêt économique) dont le but est favoriser la création de structures productives par les jeunes diplômés sans emploi, qui bénéficient d’accompagnements personnalisés en fonction des spécificités locales et des compétences acquises. L’assistance publique dans ces cas, consiste à accorder principalement des subventions en nature, par la mise à disposition des centres cultuels pour ce qui est des ASC, dotés de moyens matériels et où les ressources financières dépendent exclusivement des initiatives individuelles de ces organisations à entreprendre des activités qui leur garantissent des revenus. Les GIE quant à eux bénéficient de l’expertise technique des instances de tutelle dans les études de projets et l’assistanat nécessaire au démarrage de ces projets par leur financement au biais de micro-crédits. Le ministère de la jeunesse est l’organisme public chargé de la gestion et de la promotion des jeunes. A cet effet, il est de son devoir de créer un cadre réglementaire avec une politique conceptuelle définissant clairement les objectifs à atteindre. La Guinée est le pays par excellence de l’improvisation où l’urgence de l’action est souvent motivée par des intérêts particuliers. La jeunesse se doit d’être objective en se désolidarisant des causes qui nous abrutissent et font de nous des marionnettes qui divertissent la galerie. Notre rôle comme le dirait l’autre, est de réussir là où nos aînés ont échoué.
BAYO Abidine
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SOS UNITE NATIONALE EN PERIL
- Par Administrateur ANG
- Le 22/10/2007
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Ma plume de bataille me réclame de rappeler que l’unité nationale est dangereusement en train de se fragmenter en petits compartiments ethniques. Le guinéen de type nouveau, qui naquit dans les douleurs de janvier et février dernier, s’effacerait au profit d’un guinéen égoïste, sectaire, communautariste, perfide et fataliste. De nombreux compatriotes qui pensaient que l’insurrection inattendue du pays avait rangé l’identitaire dans les oubliettes, devraient se retrouver dans une profonde agoraphobie de la toile, à cause du vacarme inter-ethnique. Je me dis souvent: il vaudrait mieux ne pas savoir d’où nous venons, afin de mieux nous focaliser sur le but que l’on souhaiterait atteindre. Mais en fait, que s’est-il passé ? Cette disjonction s’explique par une seule et unique raison : L’accord tripartite et son corollaire « consensus ». Ces deux composantes en une, nous ont fait faire le grand écart. En effet, Tripartite a cloué notre révolution au pilori, et Consensus n’a eu qu’à donner le coup de grâce. Le procédé de celui qui devrait relever le redoutable défi se dressant sur son chemin, s’apparente à la poursuite d’un destin personnel, sans se soucier des retombées bénéfiques pour le peuple. L’homme s’est grillé et a emporté notre unité nationale dans sa braise. Le feu est partout. La fumée nous aveugle. La maison brûle de toutes parts. Beaucoup voient de l’ethnocentrisme dans ses méthodes, alors que c’est la manifestation d’un des symptômes de cette infectieuse mais guérissable maladie qu’est la mauvaise gouvernance. Ce symptôme est mis en évidence par le choix des personnes appelées à nous administrer. La compétence et la probité de ces individus ne sont pas la pierre angulaire d’un recrutement souhaité et souhaitable. La caractéristique fondamentale relèverait des normes comportementales nocives, qui expliqueraient la gestion calamiteuse du pays. S’il y’a ethnocentrisme, ce serait par amalgame. L’accord tripartite a ainsi sauvé Conté d’un piège pour le remettre dans un autre. Désormais ce dernier sait que Kouyaté veut l’enterrer vivant. Lui qui aime tant le pouvoir, vient de trouver son alter ego. Le général Président qui semblait dans un coma clinique et politique, est subitement dopé par la tragédie Kouyaté, et tenterait de rappeler à son Premier Ministre que seul lui, Conté, devrait rester l’unique garant en chef de la mauvaise gouvernance. Les complices d’hier sont devenus les ennemis d’aujourd’hui. Pendant ce temps, le pays continue de nager dans la misère. Pourtant, selon les soutiens au gouvernement de consensus, il existerait une Guinée virtuelle, où Kouyaté serait compétent, où les indicateurs de bon fonctionnement de l’économie seraient sortis du rouge, où il y aurait à manger pour tous, où le minimum vital ne serait plus un luxe. Mais de qui se moque-t-on ? De qui se moquent-ils? Vivement que cette Guinée voie véritablement le jour. Ceux qui supportent inconditionnellement ce gouvernement, ne sont sans doute pas alertés par le fardeau de la douloureuse vie des guinéens, mais plutôt par leur satisfaction personnelle. A ce stade de notre drame national, la préoccupation des différents acteurs de la politique Guinéenne est arrivée au summum; chacun essaie de trouver le meilleur positionnement possible. A cet effet, Kouyaté se demande : comment se maintenir à ce poste ô combien précieux à ses yeux pour pouvoir franchir la dernière marche ? Ses ministres, ses préfets, ses gouverneurs et ses corrompus font bloc autour de lui. Ne pas se laisser intimider par les agissements externes, semble être le mot d’ordre. Les opposants : comment faire pour rafler le maximum de sièges lors des futures élections législatives? Surtout, quels sont les moyens à mettre en œuvre pour empêcher l’organisation d’élections avec des résultats prémédités, comme à l’accoutumée. Conté, quant à lui, se demande comment se défaire de l’énigme Kouyaté afin de couler les derniers jours paisibles de son trône. Il est le plus instable du triumvirat politique et ça ne passera pas pour lui, qui a toujours transformé ses défaites en victoires. Kouyaté le tient et ne le lâchera pas. Tous nos acteurs politiques sont préoccupés par la recherche de leurs intérêts. Hélas le peuple n’a pas encore compris qu’il doit se préoccuper de son intérêt. Les forces vives de la nation et la jeunesse, qui doivent leur servir de guide, se trouvent profondément morcelés. On lutte en rang dispersé, on se laisse corrompt, avec pour seul souci de profiter du système avant que celui-ci ne s’effondre définitivement. On est déjà regroupé par ethnie dans les quartiers, pour se préparer à un affrontement qui n’est plus utopique. On associe désormais à notre misère, une crise ethnique. Dans la République des préoccupés, il ne doit pas avoir pas de place pour la division ! Nous sommes dans un pays qui regroupe en son sein plusieurs nationalités, mais nous n’avons d’yeux que pour notre ethnie. A ce sujet, l’attitude de certains intervenants, s’ayant octroyé le droit de parler au nom de leur ethnie, laisse à désirer. Le début d’année semble déjà distant. A cette date, on était parfaitement corrélé. Aucune distinction ethnique ne pouvait être décelée dans les nombreux textes qui défilaient durant cette époque, ni sur le terrain. En janvier, la qualité des textes était positive. Désormais, certains n’existent qu’en écrivant quantitativement, faisant des querelles ethniques, une priorité. Fini, les textes constructifs, rassembleurs, sans œillères, sans langue de bois ni de complaisance. Il n’est stipulé nulle part que nous devrions être en accord sur tout, mais nos désaccords ne devraient pas se limiter à des cloisonnements ethniques et nocifs, qui ne profiteraient à aucune pseudo-appartenance, encore moins à la peuplade. Osons croire que la majeure partie des individus composant nos groupes ethniques sont loin de toutes ces conduites destructives. Notre tragédie nationale poursuit toujours son chemin, mais n’empêche que certaines personnes ont foi en Kouyaté pour sortir la Guinée de l’étau! Pourquoi pas ? Le rêve est toujours permis. Mais faudrait-il y croire! J’en doute fort. D’autres ont plutôt foi au Général, mais en oubliant que le cauchemar ne sera plus autorisé par les guinéens. Subséquemment, il serait primordial d’intégrer l’idée que nous pouvons être politiquement opposés, spirituellement en déphase, ethniquement différents, communautairement en dissemblances, mais nous avons tous en partage la Guinée et nous devrons œuvrer, ou plutôt booster nos gouvernants, pour qu’ils s’activent à atténuer les mauvaises conditions de vie de la population, qui n’en finit pas d’accumuler les frustrations. Le jour où l’on s’imprégnera de ce « nous », nous redonnerons à notre combat toute sa plénitude. Je vous remercie de votre attention
Koumbassa Alassane
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- Par Administrateur ANG
- Le 19/10/2007
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L’ancien président français Jacques Chirac disait : Rassembler est un idéal: les hommes sont divisés à l’intérieur d’eux-mêmes, pourquoi ne le seraient-ils pas dans la vie sociale ?>> Ce faisant, il n’y a rien de spécifique à ce que la gestion politique dans un pays, se trouve confrontée à des particularismes fondés sur des opinions diverses et des prises de position partisanes, dans un environnement régi par des règles démocratiques. Le débat n’en est que enrichi, si bien évidemment, la finalité est la recherche de meilleurs moyens de résolution des problèmes communs à la société. Un cadre de concertation garantissant la liberté d’expression constituerait ainsi, un gage sûr d’amorce d’une dynamique de dialogue et d’échange, favorisant la matérialisation des objectifs assignés. Malheureusement, dans notre cher pays, on peine à asseoir cette mentalité bienveillante, qui voudrait que chaque citoyen soit intrinsèquement considéré, comme potentiellement apte à apporter sa modeste contribution à l’édification nationale. Cet état d’esprit nécessite de la part des dirigeants politiques, une certaine ouverture et une acceptation de la remise en cause de leurs choix, si ceux-ci sont jugés aux yeux des observateurs et des administrés, contraires à l’intérêt général. La fonction d’homme politique est sujette à appréciation et les hommes et femmes qui ont la charge de l’assurer, se doivent d’honorer leurs engagements et leurs promesses car le statut particulier dont ils bénéficient, est consécutif au choix porté par les citoyens en leurs personnes du fait, qu’en plus de la confiance placée en eux, ils estiment convenable, leur capacité à œuvrer invariablement dans le sens des attentes de la population. Ainsi, que l’on soit Conté ou Kouyaté- incompatible, ne relève certainement pas d’une quelconque machination ou d’une simple volonté de nuisance de la part de tous ces guinéens, qui dénoncent la mal- gouvernance car, en fondement de leur intégrité et de leur sincérité, leurs agissements s’inscrivent dans une logique constructive de changement amorcé, dont on ne veux perdre les acquis, aussi minimes soient-ils, avec l’espoir de voir enfin la Guinée ne pas avancer à reculons et en finir définitivement avec le système de turn-over qui a jusqu’ici caractérisé l’évolution en dents de scie de notre pays. Il est à supposer que malgré la conjoncture internationale et les méfaits de la mondialisation sur les pays en voie de développement, le décollage économique de la guinée et des pays africains en général, est inéluctable en raison non seulement, des immenses potentialités de ceux-ci, mais aussi et surtout à cause de la forte probabilité de l’orientation des marchés financiers vers les pays émergents. L’investissement est la clef de voûte du développement économique et les détenteurs de capitaux, pour la raison toute simple de leur objectif à faire plus de profits, seront enclins à investir sur les nouveaux marchés, compte -tenu de la saturation des marchés des pays dits développés et concomitamment de la régulation de ces derniers, par ce que l’on qualifie de main invisible d’Adam Smith, qui de par les mécanismes de la supériorité de l’offre de biens par rapport à la demande, consécutive à la surproduction, font baisser les prix et par ricochet les bénéfices réalisés. Et , l’Afrique comme le chante TIKKEN JAH FAKOLY est un continent vierge où tout reste à faire et c’est en cela que l’espoir est permis. Néanmoins, cette possibilité n’est envisageable que dans la mesure de l’exercice de la bonne gouvernance, avec un cadre juridique qui garantisse les investissements, mais aussi avec une meilleure orientation des choix politiques quant aux priorités de développement. En effet, en Guinée tout est priorité; il n’en demeure pas moins que le fait de vouloir s’attaquer en même temps à tous les secteurs d’activités, peut-être considéré comme une erreur d’appréciation, en raison de la faiblesse du budget d’investissement à la disposition de l’Etat, dont les ressources reposent essentiellement sur les recettes minières et les subventions des institutions de breton Woods, du fait de la non perception ou peu des recettes fiscales qui devraient normalement constituer la quintessence de ses avoirs. Les conditions d’un développement économique, supposent nécessairement la réalisation de préalables dont entre autres, l’eau, l’électricité, les moyens de communication et l’auto- suffisance alimentaire par le développement de l’agriculture. En outre, les secteurs de l’enseignement et de la santé bien que primordiaux, constituent des investissements à long terme, dont les retombées ne sont visibles que dans la durée, alors que la population guinéenne, après toutes ces années de privation, attend avec impatience, des résultats palpables sur le terrain ; c’est pourquoi il est nécessaire de mettre un accent particulier sur des secteurs porteurs de croissance, tels la production minière dont la révision des contrats d’exploitation, doivent permettre l’implantation de toute la chaîne de production, pour ce qui par exemple de la bauxite, allant de l’extraction de minerais à la transformation en aluminium, boostant ainsi considérablement l’emploi des jeunes et dont l’accroissement des revenus, permettra une meilleure allocation des ressources générées, qui ne seront exclusivement plus cantonnées, qu’au seul remboursement de la dette publique. La valorisation du secteur privé par l’adoption de mesures incitatives à l’investissement et à l’entreprenariat, sera de nature à promouvoir la production locale nécessaire à la rentrée de devises, résultant d’une balance commerciale positive avec la réduction considérable, de notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur, pour ce qui est des denrées de première nécessité. La vulgarisation des techniques modernes de communication, permettra une viabilisation et une plus grande efficacité de l’administration, qui doit être mise aux normes par des séminaires de formation et de perfectionnement, car l’un des problèmes et non des moindres de l’administration guinéenne, est sa non maîtrise des procédures de décaissement des fonds d’aide publique au développement accordés par nos partenaires. Faisons œuvre utile, en ciblant des axes stratégiques de développement qui tiennent compte des spécificités de notre pays pour que les différents secteurs d’activités bénéficient de façon spontanée d’un effet domino, en prenant soin d’associer toutes les compétences pour éviter une dispersion des énergies.
BAYO Abidine
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RENCONTRE AVEC SYDIA TOURE
- Par Administrateur ANG
- Le 07/10/2007
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En ce Samedi 06 Octobre 2007, Mr Sydia Touré président de L’UFR, a été reçu par la Fédération UFR-France, rencontre élargie aux militants et sympathisants résidant à Paris et Ile de France. De retour d’une mission de travail aux USA et malgré un agenda bien rempli, il a tenu à honorer de sa présence cette réunion, afin de débattre de la situation actuelle au pays à la veille des prochaines élections législatives. Un brin amuseur, il a fait un état des lieux détaillé, des actions menées sur le terrain, avec les difficultés rencontrées depuis les évènements douloureux qui ont conduit à la nomination du premier ministre et la constitution d’un gouvernement dit de transition, jusqu’à la création de la commission électorale nationale indépendante(CENI), qui selon lui n’est nullement la cause du report des élections, puisque malgré les réticences dues à un manque de consensus quant à la représentativité des partis politiques au sein de cette commission, la création de celle-ci a été effective avant la prise de décision de ce report. Après un brillant exposé, il s’est prêté aux questions de l’auditoire et cet exercice a été pour lui, l’occasion de lever les équivoques sur des sujets brûlants de l’actualité, avant de conclure, en attirant l’attention des participants sur le fait que malgré les difficultés du moment, le gouvernement actuel peut dans une certaine mesure, être considéré comme un moindre mal, comparé à l’accumulation du pouvoir dans les mains de Lansana Conté, dont le départ est la seule alternative, pour une véritable sortie de crise dans notre pays. En attendant que cela n’arrive, il estime que le combat doit continuer avec les moyens du bord et il se réjouis surtout que L’UFR soit actuellement en guinée, le seul parti politique, capable de fédérer les différentes sensibilités, en raison de sa nette démarcation par rapport aux autres partis, pour ce qui est des comportements sectaires et surtout à cause de son implantation sur toute l’étendue du territoire national.
BAYO abidine
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Elections législatives 2008 - le jeu en vaut la chandelle
- Par Administrateur ANG
- Le 03/10/2007
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Le tour d’horizon de l’actualité politique en guinée et les conditions actuelles d’exercice du pouvoir, laissent présager l’illusion d’un changement de donne favorable à l’évolution des mœurs. Pour s’en convaincre, il suffit de fréquenter les cercles de réflexion et de débat sur l’avenir immédiat de notre pays pour entendre débiter des discours empreints d’appréhensions qui en disent long sur l’état d’esprit des uns et des autres à la veille de ces échéances. La principale exigence des partis politiques d’opposition pour la garantie de la tenue d’élections libres et transparentes, a été la création d’une commission électorale indépendante acquise après moult tractations, bien que sa composition n’ait encore été rendue public, mais dont les prérogatives sont comme on le sait, limitées de par sa subordination au ministère de l’intérieur, véritable acteur de l’organisation logistique et matérielle de ces consultations. Dans un pays de droit et de respect des règles démocratiques, une telle disposition ne pouvait susciter d’inquiétude particulière, parce que la transparence serait naturellement de mise. Malheureusement dans notre pays, l’expérience a prouvé à maintes reprises, qu’élections riment souvent avec intimidations, affrontements et pratiques frauduleuses, dans le but unique de créer la confusion, favorisant ainsi la confiscation du pouvoir par ses tenants, avec le prétexte fallacieux, d’éviter à la guinée, l’implosion sociale, attitude qui en réalité, ne fait qu’ exacerber le sentiment d’injustice et de haine et le manque total de confiance des populations en nos institutions républicaines. Le gouvernement de transition du premier ministre Lansana Kouyaté, était censé cette fois-ci, palier à ses insuffisances en adoptant une position de neutralité qui le mettrait au-dessus de la mêlée, lui donnant un rôle d’arbitre dans l’organisation et la supervision de ces joutes électorales, mais à voir l’évolution des évènements ces derniers temps, il y’a vraiment de quoi ne pas en avoir foi. Les différents partis d’opposition sont pour leur part, l’apanage de leurs dirigeants respectifs, auxquels les électeurs potentiels identifient les méthodes d’action et de gestion ainsi que leurs objectifs personnels, comme le reflet de l’idéologie préconisée par les entités politiques qui les soutiennent. Pareil tableau laisse dubitatif dans la mesure où, l’affirmation du leadership est conditionnée par des considérations d’ordre matériel et financier, toutes choses qui restreignent indéniablement la crédibilité des leaders s’inscrivant dans cet ordre d’idées, en témoignent les vaines tentatives de Mamadou Sylla pour s’accaparer des rênes du PUP ainsi que le forcing actuel de Cellou Dalein Diallo pour ce qui est de l’UPR. A ce sujet, la probité morale des intellectuels guinéens en particulier, exige d’eux dans une logique constructive, qu’ils ne soient ni caution, ni moyen d’une cause qui n’est pas la leur, surtout si elle est de nature à compromettre la cohésion sociale qu’on a actuellement bien du mal à préserver. Les fonctionnaires se doivent eux- aussi, d’avoir le courage d’afficher leurs opinions politiques et la possibilité de se prononcer librement, sans crainte de chantage, de harcèlement moral ou de sanctions administratives disciplinaires arbitraires, de la part de certains des chefs hiérarchiques qui ont tendance à tracer et à imposer une ligne de conduite électorale à leurs subordonnés, en espérant ainsi préserver les privilèges du système qui assure leur promotion. Bien qu’aucun sondage ne puisse l’étayer, on devine aisément que la tendance préférentielle au sein de l’opinion publique nationale se porte sur les « grands partis » que sont le PUP, l’UFR, l’UPR et le RPG, qui sont véritablement les seuls, susceptibles de tirer leur épingle du jeu, compte- tenu des potentialités que leur confère leur implantation géographique sur plus ou moins, l’étendue du territoire national.Et pour une fois, avec l’espoir de l’application stricto-sensus des dispositifs réglementaires relatifs au fonctionnement démocratique de la CENI, l’opposition peut espérer une percée significative, car le PUP parti au pouvoir, se trouve miné par ses dissensions internes qui fragilisent chaque jour davantage sa cohésion et sa main-mise sur les affaires publiques. Dans cette optique, un choix cornélien s’impose à tous quant à la préférence à accorder à tel ou tel autre de ces partis. Ce choix, aussi pertinent qu’il soit, doit sincèrement être motivé, par une conviction personnelle, déterminée par le seul souci de croyance en la capacité de ces partis, à proposer aux guinéens, un model de société bâti sur les valeurs universelles de tolérance, de paix et de prospérité pour tous. De ces élections, dépendra la nature du paysage politique guinéen dans les années à venir et dont l’impact sur le processus de développement, sera déterminé par les mécanismes de décision et de gestion futurs, des décideurs que nous auront choisi pour nous gouverner. Dans l’objectif d’influencer le cours de notre destin commun, l’abstention, bien qu’un droit constitutionnel, doit être perçue comme une démission de la part des guinéo-pessimistes et des défaitistes, qui ne croient plus en l’avenir du pays, alors qu’impératif est, l’opportunité de saisir cette occasion pour faire valoir nos droits en assumant pleinement nos devoirs de citoyens. Comprenons que chaque voix aura son pesant d’or et pour l’avènement tant souhaité d’une guinée libre et prospère, engageons nous résolument dans la voie du changement amorcé et faisons nôtre, le fameux appel de Jean Paul II : N’ayez pas peur ! Le renouveau est sans aucun doute à ce prix. BAYO Abidine
Abidinebayo@hotmail.com
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La gloire perdue
- Par Administrateur ANG
- Le 26/09/2007
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C’est évident qu’en dehors des frontières africaines, l’évocation du nom de la Guinée prête souvent à confusion à cause probablement de son homonymie avec d’autres pays, mais certainement aussi, parce que son degré de rayonnement dans le concert des nations est presque insignifiant. N’est-ce pas là, une raison suffisante de déception pour tout guinéen patriote, nostalgique d’un passé peut glorieux sur le plan interne à cause des exactions et des privations subies par le peuple guinéen en raison de la politique de la dictature qui régnait, mais encore présent dans la mémoire collective au niveau international. Les anciens se rappellent au bon souvenir des énergiques prises de position anti-coloniales et anti-impérialistes de Sékou Touré et les hauts faits d’arme des soldats guinéens dans les luttes de libération en Afrique. On se souvient aussi des guinéens qui s’illustraient dans le domaine culturel à chacune de leurs sorties pour représenter le pays à l’extérieur et défendre les couleurs nationales.Le Hafia Football Club, les Ballets Africains de Guinée, Le Bembeya Diaz National, Les Amazones de Guinée, pour ne citer que ceux-là, faisaient alors la fierté de tout un peuple, uni derrière ses héros qui avaient conscience de l’importance stratégique, des combats qu’ils menaient. La raison de leurs succès respectifs, était due essentiellement à la motivation profonde qui les animait de par le conditionnement psychologique dont ils faisaient l’objet de la part des dirigeants d’alors, qui considéraient la culture comme une arme de propagande politique au service de la cause commune.Pour tous ces hommes et femmes qui nous ont honoré, une seule chose était essentielle : ils étaient guinéens et fiers de l’être et à ce titre, ils se sont battus corps et âme dans chacune de leurs missions et la Guinée était en cela, honorablement qualifiée d’ambassadrice de la culture africaine. On s’étonne de voir que malgré les difficultés du moment, les ballets africains continuent toujours à rafler la mise à ses participations aux différents festivals, alors que le football guinéen a complètement perdu ses lettres de noblesse, pendant que les amazones de Guinée sont tombées dans les oubliettes. Le football, discipline sportive avec ses exigences physiques, connaît sa traversée du désert pour la raison toute simple que les anciens du Hafia et toute cette génération, ayant atteint la limite d’âge qui ne leur permettait plus de pratiquer, les conditions n’avaient pas été crées pour assurer une relève digne de ce nom et l’avènement de la deuxième république n’a pas favoriser l’épanouissement de la jeunesse dans ce domaine parce que ne constituant malheureusement pas une priorité pour les nouveaux dirigeants. Par chance, les Ballets Africains quant à eux, malgré la faiblesse des moyens mis à leur disposition, bénéficient de l’expérience des anciens qui transmettent leurs savoirs et connaissances à la jeune génération avec un patrimoine culturel exceptionnel. La Guinée possède sans aucun doute, des potentialités et des talents qui ne demandent qu’à s’affirmer, mais faudrait-il pour cela que les décideurs politiques comprennent que les besoins des guinéens sont certes immenses, mais les moyens étatiques étant limités, une gestion rigoureuse et efficiente des deniers publics s’impose pour favoriser un développement harmonieux des différents secteurs d’activité. A chaque époque, ses mœurs et de nos jours, on dit que l’argent constitue le nerf de toute guerre. Mais au-delà de l’aspect strictement financier, les citoyens ont besoin de se sentir concernés par les problèmes de leur pays et surtout d’avoir le sentiment fort que les hommes et femmes auxquels ils ont fait confiance pour présider à leurs destinées, font preuve de courage, de dynamisme et surtout de patriotisme en guise d’exemple à suivre.
BAYO Abidine
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Prémices de lendemains désenchanteurs
- Par Administrateur ANG
- Le 26/09/2007
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Prémices de lendemains désenchanteurs: L’homme se définit entre autres, comme étant le reflet du milieu social qui l’a vu naître et grandir. Nous guinéens, ne pouvons constituer l’exception qui confirme cette règle et par voie de conséquence, nous pensons et agissons en fonction de notre héritage culturel et politique dont les principes basiques, trouvent en partie leur fondement dans les régimes qui nous ont gouverné jusqu’à nos jours. Des années Sékou Touré, on était censé cultiver les principes d’égalité et de solidarité qui caractérisent théoriquement les régimes de type socialiste. Mais malheureusement, les déviances autocratiques de la classe dirigeante de l’époque, ont contribué à fragiliser le tissu social. Le brusque changement d’orientation politique qui s’ensuivit avec l’avènement de la deuxième république et son option pour un libéralisme sauvage, a été de nature à favoriser mesquinement les tensions. A ce jour, les prodromes d’une ère de renouveau ne sont pas visibles à l’horizon et force est de reconnaître, qu’on est loin de sortir de l’auberge, si l’on suppose que la fin de règne du général CONTE est synonyme de règlement définitif des maux qui nous assaillent, sans tenir compte des causes véritables qui les engendrent. L’expérience n’enseigne t-il pas qu’il ne faut jamais regarder là où l’on tombe, mais bien où l’on trébuche et ce faisant, quand adviendra une fois de plus, une période de tensions et d’interrogations, après un probable changement de régime, les guinéens ne doivent pas prétexter souffrir de torticolis pour tourner la tête et voir le long et sinueux chemin parcouru afin d’admettre en toute objectivité, qu’ayant semer le vent, on ne pouvait s’attendre qu’à récolter la tempête. Tout comme les années dites de révolution ont indéniablement eu des conséquences fâcheuses sur la période de vaches maigres que nous vivons actuellement, les années CONTE auront forcément des répercussions dans l’avenir, car tout porte à croire, que le cycle infernal de la misère, conditionné par la gestion calamiteuse de la chose publique, due essentiellement à la mal gouvernance, continuera sa rotation. Tous les ingrédients sont réunis pour que l’on s’inscrive dans une logique de perpétuel recommencement, pour n’avoir pas su tirer des leçons des échecs du passé. L’esprit de clan est encré dans la culture politique guinéenne et les acteurs présents sur la scène, sont tous ou presque, de cette vieille école dont les pratiques habituelles avilissantes, sont devenues comme une seconde nature dont on ne peut espérer un changement qualitatif significatif, susceptible de leur faire changer leur cap idéologique, qui est actuellement érigé en système de dépendance et de connivence, dont les méthodes anachroniques et pernicieuses subsistent au-delà de leurs volontés individuelles, car ils sont quelque part eux-mêmes, embourbés dans une sorte d’engrenage. Le redressement politique et économique en guinée, s’avère une tâche éléphantesque, mais ne dit-on pas qu’à cœur vaillant, rien d’impossible. La seule et unique personne qui a les cartes en mains pour nous sortir de ce bourbier, c’est le premier ministre Lansana Kouyaté, qui ne peut prétendre de pas avoir les coudées franches dans son action gouvernementale, dont il doit s’en donner les moyens de la politique et assumer pleinement ses responsabilités. En attendant, pour tout le peuple de guinée, il est comme un berger qui a charge de diriger son troupeau. A lui donc de le conduire vers des pâturages ou vers des terres arides. Espérons avec les critiques qui pleuvent en ce moment en son encontre, qu’il saura opportunément faire dorénavant, des choix judicieux pour le bonheur de tous. BAYO Abidine