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POUR QUE SONNE LE GLAS:
- Par Administrateur ANG
- Le 17/07/2007
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A la faveur de la tenue prochaine d’élections législatives, prévues initialement au mois de juin 2007 et qui ont été reportées, suite à la rencontre du premier ministre lansana Kouyaté avec les représentants des partis politiques, l’on est en droit d’exiger de l’ensemble des parties prenantes au processus d’évolution historique de notre pays, en cette phase cruciale de renouveau et de dynamisme probants, une vision réaliste et concertée, en ce qui concerne les orientations politiques, économiques et sociales. L’objectif de cette rencontre, est la détermination du cadre réglementaire et la définition des modalités de l’organisation matérielle de ces consultations, toutes choses, susceptibles de créer un climat de confiance et d’atténuer les ardeurs contestataires. La rénovation de la vie politique dans notre pays, plus qu’une nécessité, s’impose comme une condition incontournable, pour espérer sans illusions, des lendemains meilleurs. Pour atteindre cet objectif ambitieux, la rupture totale, pour emprunter le fameux thème de campagne de M. Nicolas Sarkozy, d’avec les méthodes archaïques génératrices de chaos structurel entretenu par la manie du clientélisme et du favoritisme, est plus que d’actualité. Il est vrai que la réalité en France est différente de celle que nous connaissons en guinée ; Il n’en demeure pas moins que la notion de rupture, puisse être extrapoler au cas guinéen, si elle est synonyme de remise en cause profonde des pratiques néfastes et de prise de conscience des enjeux qui nous interpellent. L’exaspération des rancœurs en guinée est telle, qu’elle cautionne les prises de position partisanes au détriment de l’harmonisation et de la convergence des idées, empruntes, de la diversité des sensibilités. La responsabilité de nos maux et tares, à y regarder de près, se situe à tous les échelons de la hiérarchie sociale. La mauvaise gouvernance et son corollaire d’arbitraires a fait pas mal de victimes innocentes, qui ont le plus souvent, payé de leur intégrité physique et morale, leur noble et légitime volonté de changement. La phase transitoire qu’entame actuellement le pays, aurait dû être amorcée, avec pour préalable, la justice et la réconciliation, en passant par la tenue d’une conférence nationale, comme ça a été le cas dans plusieurs pays sortant de crise chronique du genre, afin de reconnaître les torts causés au peuple martyre de guinée et surtout, par devoir de mémoire, pour que ne soit plus jamais, un climat de tensions permanent, favorisé par le laisser-aller et l’impunité la plus totale. Seulement, l’abracadabrantesque situation guinéenne est telle que, pareille entreprise aurait été synonyme de règlements de comptes, qui nous auraient plongé, dans une sorte d’imbroglio politico judiciaire. Il n’y avait donc aucun intérêt à, comme dirait-on, déterrer la hache de guerre ou à réveiller les morts. Hommage aux victimes oblige, il serait néanmoins irresponsable de mettre une croix sur le passé aussi douloureux soit-il. Le mal est fait, mais faudrait-il pour ne plus revivre ces atrocités, situer les responsabilités, afin de corriger les manquements et se prémunir de gardes –fous constitutionnels et réglementaires dans l’exercice de l’autorité publique. Le temps de la barbarie est révolu. L’intimidation et la répression sont l’arme des régimes à bout de souffle. Le régime du général CONTE se situe dans un engrenage qui causera inéluctablement sa perte. En témoigne le renouveau qui s’annonce avec la nomination de Lansana Kouyaté au poste de premier ministre et la constitution d’un gouvernement dit de consensus. Seulement, il est dommage que les guinéens s’attardent à comprendre que, l’occasion nous est donnée, plus que jamais de saisir cette opportunité pour mettre les bases d’une démocratie véritable, dont les acquis sociaux et institutionnels permettront l’envol économique tant souhaité. Pour ce faire, les acteurs politiques, les organisations syndicales et la société civile doivent tous concoururent, à l’instauration d’un climat de dialogue permanent et d’écoute mutuelle afin de mener à bien cette période sensible de transition pleine d’embûches. L’heure n’est plus à la lutte des clans. On n’a que trop souffert en guinée. Il est donc grand temps de mettre fin aux mesquineries, en s’investissant volontairement, de façon consciente et efficiente, chacun à son niveau et selon ses moyens, à l’émergence d’idées novatrices et de critiques constructives. La réussite ou l’échec du premier ministre, dans son gigantesque entreprise de reconstruction et de refondation du système, dépendra sans nul doute, de chacun de nous, en ayant à l’esprit que pour que vive la guinée, nous devons nous donner la main et marcher tous ensemble. BAYO Abidine: Posté le 15 juin 2007
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LES LAISSES-POUR-COMPTE:
- Par Administrateur ANG
- Le 17/07/2007
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Il y’a des causes pour lesquelles, l’indifférence n’est pas la meilleure des attitudes à adopter, de la part surtout, des décideurs politiques, tant elles sont déterminantes dans l’édification harmonieuse d’une nation, qui se veut prospère. En cela, l’éducation de la jeunesse, révèle une importance capitale, dans un monde en perpétuelle mutation et de plus en plus compétitif. Les bouleversements politiques de ces derniers temps, ayant favorisé l’avènement d’une nouvelle équipe gouvernementale, dite de consensus, qui a le mérite d’avoir fait renaître l’espoir dans notre pays, l’objectif premier, serait de prioriser les attentes des guinéens. Et, force est de reconnaître qu’il est plus qu’impératif, de remettre à plat, la question de l’éducation et de la prise en charge des jeunes, avenir du pays. Outre les besoins essentiels que sont, l’eau, l’électricité et la lutte contre la vie chère, les nouveaux tenants du pouvoir doivent se pencher sur la situation chaotique, qui est la leur. Le chômage chronique s’évissant, ils sont livrés à eux-mêmes et souffrent terriblement du manque de repères, nécessaires à leur épanouissement. L’adage selon lequel, l’oisiveté est la mère de tous les vices, trouve son éloquente expression au sein de cette couche populaire, complètement désoeuvrée. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le règne de Conté ne leur a, en rien été favorable, car malgré les différentes politiques d’ajustement structurel dans le secteur de l’enseignement, la qualité du système éducatif, laisse à désirer, en témoigne la non reconnaissance des diplômes guinéens par les organismes internationaux de valorisation en la matière. Il n’est un secret pour personne, que la qualité du système éducatif guinéen, est l’une des plus faibles d’Afrique. La cause, imputable bien évidemment, en grande partie, au retard considérable, généré par la caducité de la pratique scolaire, sous le règne de Sékou Touré, qui a produit, pas mal d’enseignants sous-formés qui se retrouvent, malheureusement, à dispenser aujourd’hui, des cours, dans nos écoles. Comment voulez-vous transmettre efficacement, le savoir et la connaissance, si vous êtes vous-même pleins de carences ? La politique de Conté, a consisté à construire à la tout- va, des salles de classe et à libéraliser sauvagement, le secteur éducatif, suscitant ainsi, une floraison d’écoles privées, dont les programmes d’étude, hétérogènes et pour beaucoup, non homologués par le ministère de l’éducation nationale, relèvent de l’improvisation. La non remise en cause des structures et aussi, l’ignorance de l’impérieuse nécessité, de l’initiation de politiques de perfectionnent et de formation des formateurs, ont contribué davantage, à la dégradation de la situation. Le plus inquiétant, c’est que les jeunes qui ont été victimes de la mauvaise orientation politique de l’ancien régime, en matière d’éducation, plus particulièrement, la génération des trentenaires, sont devenus des laissés pour compte, n’ayant ni bagage intellectuel crédible, ni formation professionnelle adéquate et par conséquent, ni perspective, quant à la prise en main de leur devenir. A ce jour, ils n’ont pas la voix au chapitre, car priorité est donnée à leurs aînés, qui croyant à leur tour, n’avoir jamais été suffisamment, associés à la gestion de la chose publique, depuis l’indépendance, du fait du maintien des mêmes décideurs politiques aux commandes des affaires et du peu ou non renouvellement des fonctionnaires de l’administration, pensent qu’il est de bonne guerre, qu’ils constituent dorénavant, la catégorie sociale à mettre en évidence et à promouvoir. Le risque, est de créer un conflit de générations, quand on sait qu’en Guinée, on a souvent tendance à croire, que la politique, n’est que l’apanage des anciens, qui cependant, ne doivent en rien, avoir la prétention de détenir le monopole de la réflexion et de la positive attitude. Cette jeunesse a, sans équivoque, sa modeste contribution à apporter à l’édifice commune, en considération surtout, du fait qu’elle constitue, la relève immédiate. Néanmoins, l’expérience a prouvé que, l’élite dirigeante en Afrique, a toujours été constituée, en bonne partie, de personnes issues de la diaspora et aujourd’hui, la diaspora guinéenne, est majoritairement composée de jeunes, parmi lesquels, il n’y a pas mal de talents et de compétences, qui ont eu la chance et l’opportunité, de se former de façon qualitative, dans des systèmes éducatifs à l’occidental et qui sont, sans doute, à même de faire des propositions concrètes, en ce qui concerne leur destin commun. Leur potentielle contribution, se doit d’être considérée, sans préjugés. Mais, faudrait-il pour cela, que le cadre réglementaire, se prête à leur organisation et à leur responsabilisation. Les jeunes sont mieux placés que quiconque, pour parler de leurs problèmes et tenter d’y apporter des solutions, raison de plus pour les associer à l’élaboration de toute politique les concernant. La guinée se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, ce qui fait que les mesures prises en ce moment, sont plus que déterminantes pour l’avenir. C’est donc, le moment ou jamais, de repenser la politique gouvernementale, en matière de jeunesse, avec à l’idée, que le but de toute entreprise allant dans ce sens, doit être de nature à promouvoir les talents, en s’affranchissant des dogmes et en faisant valoir la méritocratie. BAYO Abidine: Posté le 09 juin 2007