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Actualité

 

  • Trêve de papotage:

    L’on croyait révolu, le temps de la folklorique ²mamaya² au service du culte de la personnalité, avec son corollaire de pratiques de bassesse, ni foi, ni loi de la part de véreux marchands d’illusions, qui manipulent les consciences, pour que perdure ce système dont ils profitent si bien, en faisant perdre de vue les nobles objectifs de croissance économique et d’épanouissement social dans notre pays. Les bonnes consciences, s’évertuent depuis tant d’années à favoriser tant bien que mal, l’éveil des mentalités pour que l’action politique soit au service exclusif de l’amélioration des conditions de vie de nos populations et paradoxalement, les critiques aussi acerbes fussent-elles, peinent à trouver des échos favorables au sein de la classe dirigeante qui se mue chaque jour d’avantage en génératrice de désillusions et de désespoirs. La preuve de toute bonne volonté humaine, se traduit par les actes et la reconnaissance du mérite s’acquiert mais ne s’impose point comme nous le font vivre les différents comités de soutien d’on ne sait qui et pourquoi. La période dite de transition que nous connaissons actuellement, était censée réconcilier les guinéens, en favorisant l’instauration d’un climat de paix et de transparence nécessaire à l’organisation future d’élections démocratiques à même de créer les conditions d’un développement harmonieux de la nation. Malheureusement, les ambitions personnelles priment comme toujours sur le bonheur collectif en témoignent les agissements de personnes insouciantes, dont les prises de position partisanes ne sont déterminées que par l’appât du gain que leur font miroiter des personnalités politiques trahissant sans scrupule, la confiance ô combien honorifique, placée en eux par le peuple. Il est pathétique de constater qu’on est encore en guinée à se positionner les uns contre les autres pour favoriser l’ascension politique de personnes, dont le seul et unique but apparent est de s’emparer du pouvoir, quitte à ce qu’elles ne se soucient guère des aspirations des populations. Les démocraties modernes se caractérisent par l’adhésion des masses populaires aux programmes de développement des partis politiques, dont les membres égaux en droit et en devoir, ne font valoir que leurs compétences et leurs qualités pour occuper un poste de responsabilité. En guinée par contre, on a tendance à se morfondre et à se confondre en conjectures devant nos dirigeants pour espérer avoir leur faveur en leur plaçant sur un piédestal d’où ils ne pensent jamais redescendre. Et pourtant, en ce monde ci- bas, rien n’est éternel, raison de plus pour se préoccuper de l’héritage que l’on est susceptible de laisser aux générations futures qui ne manqueront pas de l’apprécier à sa juste valeur. La vie de l’homme est trop courte pour ne pas la sacrifier en tergiversations. L’honneur et la dignité requièrent qu’en la traversant, on la marque d’une empreinte positive indélébile de par notre apport à l’édification de la société dans laquelle nous vivons. Que d’encre coulé, que de salive gaspillée, dans la tentative de mobilisation et de fédération des esprits progressistes et se rendre compte finalement que le combat est loin d’être gagné, prétexte pour ne pas baisser la garde. Nous avons actuellement le vent en poupe et plus que jamais des raisons évidentes d’y croire, malgré les apparences et le climat délétère ambiant. Tâchons donc de ne pas rater le train de la démocratie que constitueront les prochaines élections législatives prévues pour le premier trimestre 2008, car ce serait on ne peut plus clairement, l’occasion belle de montrer à suffisance, à l’opinion publique internationale, l’aspiration réelle du peuple de guinée au changement. BAYO Abidineabidinebayo@hotmail.com

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  • En attendant la levée de "l’hypothèque" sur l’avenir de la jeunesse:

    Les critiques surgissent de partout pour dénoncer l’absence de résultats de notre « consensus national » Lansana Kouyaté. La pénurie d’eau, l’obscurité dans laquelle vit le pays et la dévalorisation exponentielle du panier de la ménagère n’ont pas pu être solutionnées, du moins pour l’instant selon les Kouyaté optimistes. Ne nous attardons sur ces fâcheux problèmes au risque de recevoir une décharge écrite de la part des irréductibles partisans du gouvernement. Intéressons nous au troisième chantier du premier ministre, la jeunesse : Là, c’est moi qui suis prêt à décharger ! Vous devez encore avoir en mémoire le chantier consacré à la jeunesse, annoncé par Kouyaté lui-même, qui n’a pas manqué de rappeler le désespoir dont souffrent « ceux- là même qui devraient porter les espoirs de notre pays et qui sont les premiers atteints et qui vivent ce calvaire (le chômage) avec un sentiment de frustration, d’injustice et de révolte. » De ce fait, Il inscrit sa troisième priorité au « plein emploi de la jeunesse. » Rien n’a été dit sur les modalités selon lesquelles ce plein emploi allait être atteint. Aucune date d’échéance n’a été donnée. Il ne lui a pas semblé utile de nous donner le chiffre du chômage actuel des jeunes afin qu’on puisse s’en servir plus tard pour comparer au taux de chômage futur qui correspondrait, en cas de réussite de cette priorité, à ce taux du plein emploi. Le seuil de ce plein emploi n’a pas été non plus défini. Ce ne serait pas exagéré de dire que ce discours était creux, amphigourique et chimérique. Le seul emploi que notre premier ministre ait créé pour la jeunesse, en déperdition, est son comité de soutien. L’initiative du récent salon de l’emploi est à saluer mais ne nous méprenons pas, cet événement n’a pas permis de créer des emplois ; ce fut un marché temporaire où se sont retrouvés les offreurs d’emploi et les demandeurs d’emploi. Salon ou pas, ces entreprises allaient embaucher. Pour inciter les entreprises à la création de l’emploi, il faut que le travail, la justice, le respect des textes de loi, le respect de la parole donnée, la compétence, la rigueur soient des parties intégrantes de l’environnement. Notre pays a toujours été détourné de ces catalyseurs favorables à l’investissement et l’arrivée de Kouyaté n’y a rien changé. Le secteur informel, où grouillent déjà de nombreux jeunes (n’ayant pas pu bénéficier d’une qualification ou ayant déserté prématurément l’école) de tout âge, est désormais pris d’assaut par de plus en plus de jeunes diplômés et désœuvrés. La lueur pâle de leurs yeux exprime un quotidien rythmé par la faim, la soif la fatigue et le désespoir. Ils vivotent en attendant des créations concrètes d’emploi et pendant ce temps leurs diplômes se dévalorisent. Leurs semblables, comme moi, qui ont eu l’opportunité d’être venus faire leurs études à l’étranger semblent avoir beaucoup plus de chance car il n’y a pas de galère plus pénible que celle de l’étudiant guinéen. Certes, c’est une chance que l’on soit venu à l’étranger pour faire nos études mais l’autre face de la médaille n’est pas si enviable notamment en ce qui concerne la France. De nombreux étudiants africains étudiant dans l’hexagone ont pour objectif de rapidement finir les études afin de rentrer apporter leur pierre à la construction de l’édifice national de leurs pays respectifs. Ce sont des centaines d’ivoiriens, de gabonais, de sénégalais, de maliens, de béninois, qui, une fois leur diplôme en poche s’empressent de faire leur retour. Mais qu’en est-il des étudiants guinéens ? Quand nous approchons de la fin de notre cycle universitaire, nous sommes autant angoissés qu’heureux. Que faire après l’obtention du diplôme ? Rentrer dans un pays où il n’y a pas de débouchés ou rester dans les pays hôtes qui nous accueillent mais qui font de nous, surtout en période électorale, des boucs émissaires, des problèmes, des indésirables. Quand on appelle les parents pour les informer de notre envie de retourner dans un futur proche, car bientôt la qualification tant recherchée deviendra bientôt réalité, c’est alors qu’un arsenal de sermonneurs tente de nous expliquer que le meilleur choix serait de rester dans le pays formateur. Certains osent dirent que c’est une pure folie de rentrer. Ce serait même un acte suicidaire. Alors nous voilà pris dans un fâcheux dilemme. Quelles solutions pour nous ? Ce gouvernement n’est sans doute pas responsable de cet état de fait, on l’admet, les effets d’hystérèse y sont pour beaucoup et puis défaire vingt trois années d’absence de projets pour les jeunes doit être difficile. Mais quelle action concrète est faite pour calmer l’hémorragie ? Bien au contraire, la situation de la jeunesse semble s'envenimer. Les récents résultats critiques du baccalauréat sont là pour en témoigner. Cette étape, à la frontière de l’enseignement universitaire, est primordiale car une jeunesse bien formée est une jeunesse qui sera armée pour affronter les défis de demain. Quel constat peut on dresser pédagogiquement parlant au terme des deux cents jours de notre gouvernement? On ne peut pas affirmer que rien n’a été fait depuis la venue de l’équipe consensuelle. Beaucoup d’efforts ont été faits, mais seulement, sur la façade de notre éducation nationale pacsée avec une crise qui perdure. On s’est virulemment attaqué à la forme du problème en unifiant le bac, en mettant des fonds pour organiser des examens propres, dit-on. On a même jeté en prison des soi-disant fraudeurs pour montrer aux guinéens que l’impunité est désormais rangée aux oubliettes. Bien, passons maintenant au fond du problème. Toute réforme formatrice a pour but de rénover l'instruction afin que le plus grand nombre puisse trouver une satisfaction. Mais que constate t’on : 20% de réussite au bac ! Si on était dans un pays normal et normé le ministre de l’enseignement devrait se poser la question de ce résultat alarmant, faire une synthèse de cette calamité, afin de poser de nouvelles bases pour aider les lycéens à mieux se préparer pour les prochaines échéances. Mais à quoi assistons nous ? le ministre est fier de ce résultat car selon lui son ministère a juré d’organiser des examens crédibles transparents et débarrassés de toute fraude. En somme le bilan est très positif. On comprend aisément pourquoi ce résultat alarmant n’ait pas fait grand bruit et de toute façon l’équipe gouvernementale s’en moque : Premièrement, aucun de leurs enfants ne subiront les imperfections de ce système car ne fréquentant pas les établissements publics qui paient le plus souvent le montant global de cette facture amère des échecs ; deuxièmement le nombre de places à l’université étant limité, les professeurs étant mal payés, les élèves étant démotivés, on peut affirmer que ce résultat a été prémédité. En Guinée, on ne résout jamais les problèmes mais on les déplace, on trouve des solutions temporaires ou on joue à cache-cache avec les solutions mais jamais on ne s’attaquera au mal. (L’accord tripartite, qui a eu pour principale mesure la nomination du premier ministre alors que la solution à notre mal commun était le départ de Conté, est là pour en témoigner.) En fait on se trouve dans la république du semblant : le gouvernement fait semblant de payer les enseignants, qui font semblant d’enseigner les élèves, qui eux-mêmes font semblant d’étudier…la sentence est finalement lourde, 80% d’échec et ce n’est pas une blague. Après l’on s’étonne que des jeunes s’occupent en adhérant aux comités de soutien. L’oisiveté ne serait t’elle pas la mère de tous nos vices ? Peut on condamner un jeune inactif, militant dans un comité de soutien d’autant que cela rapporte des sous ? Ces jeunes ont compris, du moins certains d’entre eux ; ils seront les premiers à chasser Kouyaté le moment venu mais en attendant ils essaient aussi, à leur manière, de profiter du système. Un jeune mal formé, recalé au bac et exclu de son établissement ; avec des parents ne disposant pas de ressources financières conséquentes pour lui offrir une formation alternative, quel choix s’offre à ce dernier ? Pour lui, comme pour la majorité des jeunes de Guinée, l’avenir est plus une grande peur qu’un petit espoir. Ce gouvernement pourra tout fait pour, nous démotiver, hypothéquer notre avenir, spolier la république, diviser la jeunesse ; mais il ne nous enlèvera jamais le droit de rêver d’un avenir meilleur, le droit de nous battre pour cet avenir, l’envie de construire des projets de demain pour notre terre. Jeune de Guinée ou « orphelin » de la patrie, tu n’as aucune chance mais comme Jamel Debbouze (célèbre humoriste français d’origine nord africaine) je te dirais : tu n’as aucune chance alors saisis la ! Koumbassa Alassane koumbassa@gmail.com

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  • L’aventure ambiguë du P.M:

    Les échos en provenance du bled, sentent le souffle de la déception et des antagonismes stériles, après la période de grâce accordée à l’équipe gouvernementale formée par M. Lansana Kouyaté, que bon nombre de critiques, estiment à tord ou à raison, ne pas être en mesure de répondre efficacement aux attentes des populations. L’espoir à l’annonce de sa chaotique nomination, était pourtant immense et son ampleur n’a d’égale que la désillusion suscitée par l’orientation politique qui est la sienne, quant aux priorités de développement en Guinée. Une fois de plus, les choix politiques de nos dirigeants sont empreints de pratiques peu orthodoxes qui relèvent de l’improvisation et de la non maîtrise des données essentielles au redressement politico-économique, favorable à l’amélioration des conditions de vie dans notre pays. Il n’y aura de cesse de marteler que dans la guinée décadente, la faute des échecs successifs, ne peut incomber à une seule et unique personne, mais c’est tout le système qui est remettre en question. Le général Lansana Conté et à fortiori son premier ministre, aussi responsables soient-ils, chose dont on ne peut douter, car comme le dit l’adage, le peuple est à l’image d’un serpent qui ne sert que de corde en lui tranchant la tête, sont eux mêmes engloutis et empêtrés dans un magma de profiteurs, pour emprunter une des expressions de Jean Marie Doré, lors des premières élections présidentielles en 1993. L’amélioration de situation tant souhaité par la majorité silencieuse et souffrante dans sa chaire et son esprit, n’est de toute évidence pas profitable à la minorité nantie, soucieuse de préserver à tout prix, les privilèges du corrompu système, quitte pour cela à exacerber les divisions régionales et à entretenir le spectre de l’ethnocentrisme. La vieille recette de diviser pour régner, a de tout temps était l’expression favorite dans notre pays, car elle est malheureusement, la seule susceptible de désolidariser les guinéens dans leur lutte commune pour un changement positif. Une prise de conscience collective, de la nécessité pour les guinéens dans leur ensemble, avec leurs différences d’opinions et d’appartenance ethnique ou régionale, de se donner la main et œuvrer pour l’intérêt de tous, s’impose plus que jamais. L’on reproche au premier ministre d’avoir pratiqué une certaine discrimination en ce qui concerne la nomination des cadres de l’administration et de ne pas honorer ses engagements dans l’esprit de la plateforme revendicative des grévistes et la lettre de mission qui en fait suite lors de sa nomination. Sékou Touré se plaisait à dire que la dignité d’un homme réside dans l’adéquation entre le dire et le faire, mais faudrait-il pour cela que celui-ci, aussi sincères que soient ses intentions, ait les moyens de son action, en ayant la possibilité d’agir dans un environnement et des conditions favorables. Avec une réelle volonté politique, ne serait- il pas judicieux, de soumettre à approbation, toute nomination à un poste stratégique par un comité de sages indépendant constitué à cet effet, rôle qui aurait pu être dévolu à l’assemblée nationale qui n’est malheureusement à ce jour, pas représentative des différentes sensibilités, pour mettre définitivement un terme aux suspicions et aux luttes de clans. Il est temps d’en finir avec le stop and go ou plus exactement try to go. Pour atteindre une véritable ligne de démarcation, l’on doit savoir que c’est à nous la guinée. Notre terre nous est donnée pour y vivre. Nous ne sommes ici-bas que pour un temps, comme l’on était nos prédécesseurs et comme le seront nos successeurs. Alors vivons ensemble, vivons en paix. BAYO Abidine

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  • La patrie en sursis:

    Hommage à tous ces martyrs qui sont tombés, sous les balles meurtrières des mercenaires et des militaires associés à la cause du général Président, pour avoir voulu manifester leur mécontentement, leur ras-le-bol, leur faim, leur soif. Permettez-moi au nom de toute l’équipe de Kibarou de présenter nos condoléances les plus attristées aux familles endeuillées. Toutes ces vies sacrifiées ne doivent jamais tomber aux oubliettes. Une nouvelle éthique politique devrait pouvoir être fondée sur la conscience que nous devrons avoir, du dévouement de ces personnes, jeunes pour la plupart qui sont morts pour avoir osé dire « non » à l’arbitraire, à l’injustice et à la pauvreté. Il est de notre devoir, nous guinéens, de garder éternellement dans nos cœurs et dans nos mémoires que ces vies ont été arrachées parce que nos libertés fondamentales étaient bafouées, nos voix étaient ignorées, et nos avenirs compromis. Malgré la barbarie, la répression, le crépitement des armes, Peuple de Guinée, ton courage a été exceptionnel, ta gloire reste inégalée et ta bravoure reconnue et indiscutable ! Malgré toutes ces années de frustration de la première et deuxième république tu as eu le courage de t’affirmer et de ne plus rester muet. Ces vingt trois dernières années n’ont pas atténué toute la souffrance que tu as accumulée à l’époque de la première république. Il y’a certes eu du positif selon certains passionnés de l’un ou l’autre régimes, mais il est clair que sur le balance le négatif est largement gagnant. Désormais ton avenir t’appartient et tes futurs dirigeants sont prévenus. Plus jamais tu n’accepteras de te faire spolier, berner, trahir. Tu exigeras des comptes chaque fois que le doute s’installera. Ta vigilance doit être accrue car la bataille de la démocratie vraie n’est toujours pas atteinte. Désormais tu connais l’importance de l’unité nationale. Tu sais maintenant qu’un peuple uni déplace des montagnes et un peuple divisé conforte un pouvoir irresponsable. Le général Président s’est accroché à son pouvoir jusqu’à la dernière minute. Qui l’aurait cru ? En agissant de la sorte il a montré qu’il est prêt à sacrifier son peuple mais jamais son pouvoir. En s’agrippant à ce fauteuil présidentiel, ô combien fragile désormais, il a dévoilé qu’il souhaite une fin lente et pénible à une fin brusque. Maintenant il est prévenu que le peuple ne suivra plus ses diktats. Depuis longtemps on a toujours voulu, nous guinéens, aller de l’avant mais le boulet de notre passé, l’incompétence et l’irresponsabilité du Général Président nous ont empêché d’avancer. Aujourd’hui on a le droit d’être optimiste car on est uni, fier, « vacciné » et plus que jamais déterminé à avancer. On veut pouvoir ne plus s’exiler pour fuir la misère, on veut pouvoir manger à notre faim, on veut pouvoir vivre dans notre beau pays, bref on veut vivre dignement. Les mots justice, liberté, union, travail, résonneront de tout temps dans nos esprits. Espérons que nos futurs dirigeants en seront conscients et mettrons tout en œuvre pour que la machine du développement soit en marche vers l’avant et ce pour longtemps. En attendant n’oublions pas que la patrie est en sursis et la vigilance doit être accrue car tant que le général Président est au pouvoir il faut s’attendre à tout. Koumbassa Alassane koumbassa@gmail.com Janvier 2007

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  • Soutien aux patriotes Tierno Monénembo et Amara Kaba :

    Face à la polémique soulevée par le texte, Et maintenant, de Tierno Monénembo et à la virulente réponse de Mr mara Kaba, je me suis posé énormément de questions comme l’ont fait beaucoup de nos compatriotes. Je pense que ces deux personnes ont eu le courage, l’une de pointer un problème épineux de notre Afrique tourmentée et source de beaucoup de conflits dans plusieurs pays, et l’autre a eu le cran, il faut le dire, d’apporter une réponse que nombreux de nos compatriotes ont pensé mais n’ont pas eu l’envie d’en porter la dure responsabilité. J’avoue qu’avant de me lancer dans l’écriture des ces lignes, grande fût ma réticence. Mais est-ce dans la peur et sous prétexte que certains sujets sont trop sensibles, que l’on ne doit pas y participer ou pire se cacher derrière son silence ? Non ! Je ne le crois pas. Aussi je tiens à m’excuser vis-à-vis de ces deux personnes, elles sont avant tout, mes aînés et je leur dois tout le respect qui s’impose et mon texte n’est nullement fait pour les attaquer mais plutôt les soutenir tout en relevant certains de leurs propos que j’ai trouvé ambigus. Je suis un passionné du débat contradictoire et je pense que c’est un socle qui aide un pays à avancer. En outre le plus modeste des témoignages devant une cour est soumis à une procédure contradictoire, alors, pourquoi cet épineux problème qui concerne des millions de personnes ne le serait pas. Le linge sale doit se laver en famille et chacun doit apporter sa part, pour une grande propreté, à cette grande lessive. Les points négatifs : J’ai souligné un certain nombre de points que je qualifie de négatifs dans les deux interventions : Tierno Monénembo affirme dans son texte, je cite : « Oyé pour le patriotisme ! Anitché, Monsieur Kouyaté pour votre sens fort étendu du consensus national et de l’équilibre ethnique ! Rien de mieux, en effet, que de s’appuyer sur une ou deux ethnies pour faire avancer tout un pays : les faramineux résultas que nous avons obtenus depuis 1958 sont là pour en témoigner» Selon moi, les faramineux résultats obtenus ne sont en aucun cas le fait de s’être appuyé sur une ou deux ethnies mais plutôt le fait qu’on ait eu des individus mal intentionnés à la magistrature suprême de notre patrie, fonctionnant avec un « disjoncteur » susceptible de sauter à tout moment dans leur tête. Les résultats obtenus auraient été les mêmes si toutes les ethnies de l’Afrique avaient été associées au règne de ces deux individus. Quand la locomotive a une panne tous les wagons restent immobilisés. Donc la réaction de Tierno Monénembo me parait ici disproportionné et j’ose croire qu’il a fait le choix de s’exprimer ainsi pour inciter certaines personnes à sortir de leurs retranchements. Pour ça il a plutôt gagné son pari. Le contenu de l’intégralité du texte de Monénembo, à part l’extrait cité ci-dessus, ne souffre d’aucune autre ambiguïté à mon sens. Les problèmes soulevés quant au flou personnel, au profil personnel de Mr Kouyaté, et à la composition du gouvernement sont réels et les arguments qu’il donne sont plutôt affûtés. Je vais aller plus loin que Tierno Monénembo pour calmer certaines idées tordues. Lansana Conté n’est pas insensé parce qu’il est Soussou. Sékou Touré n’était pas schizophrène parce qu’il était Malinké. C’était juste des chefs d’Etat imbus de leurs personnes, et vous noterez que dans la Guinée ne fait pas figure de monopole, qui en faisaient qu’à leur tête. La région et l’ethnie disent d’où on vient mais en aucun ne disent qui on est. Plusieurs chefs d’Etat Africains ont eu le mérite d’être connu pour leur irresponsabilité totale et leur compétence inavouée. Ils avaient pour seul souci leur fierté personnelle et la construction d’un clan présidentiel comprenant les plus proches dans le but d’assouvir leur passion du pouvoir. Quant à la réaction de Mr Kaba, j’ai relevé un certain nombre de points négatifs. Je pense que les propos ; selon lequel Mr Tierno Monénembo vient de laisser tomber son masque, le masque de fer de l’ethnocentrique, du xénophobe ; me paraissent là aussi disproportionnés. Ethnocentrisme dans le dictionnaire signifie : Tendance à privilégier le groupe auquel on appartient et en a faire le seul modèle de référence. Mais vous conviendrez avec moi, qu’en aucun cas Tierno Monénembo était dans la logique de cette démarche. Exiger l’équilibre ethnique serait-il de l’ethnocentrisme ? Je ne le pense pas et j’ose croire, là aussi, que Mr Kaba a avancé ces propos durs, sous l’effet de la colère, sans prendre le recul nécessaire. Les points positifs : Qui détient la vérité ? Quand j’ai fait la comparaison des deux textes je me suis demandé lequel des deux détenait la vérité ? Etant moi-même Etudiant en Sciences Economiques j’ai appris que pour mieux comprendre les choses, vaut mieux faire son deuil de la vérité sinon on serait jamais à l’abri de faux jugements. Tierno Monénembo prétend que le ministre peuhl le plus important arrive en sixième position. Ça c’est une vérité. Kaba lui affirme qu’il y’a 7 ministres peulhs sur un total de 22 ministres soit 30% de l’effectif. Là aussi c’est encore une autre vérité. Maintenant le problème soulevé par l’écrivain est qu’aucun des ministères les plus importants n’est confié à un peuhl ; dès lors, je pense que si on a des pondérations différentes pour chaque ministère, le problème de l’équilibre est posé car les peuhls ne constitueraient plus 30% de représentativité. Cette représentativité calculée par Kaba étant faite sur une base de pondération de un (1) affecté à chaque ministre. Vous comprenez aisément que dans ce débat, car c’est devenu un débat, tous les deux détiennent une partie de la vérité mais aucun des deux ne détient la vérité absolue. Imaginons un autre cas de figure : Supposons qu’il y’avait seulement deux ministres peuhls occupant les deux postes les plus importants du gouvernement. D’aucuns auraient été satisfaits tandis que d’autres soulèveraient le problème du nombre de peuhls présents dans le gouvernement. Ces derniers seraient dans une logique compréhensible. On s’imagine donc, par rapport à ces arguments, que la question de la représentativité a tout son sens. C’est la raison pour laquelle ce sujet doit ne plus être tabou et on doit en parler jusqu’à le débarrasser de tout son caractère amphigourique. Force est de reconnaître qu’un vrai gouvernement de consensus aurait dû prendre en compte tous ces critères. Il aurait été préférable que tous les postes clés soient partagés entre toutes les ethnies et aussi toutes les sensibilités politiques et mais avant tout, la compétence des individus devrait être de rigueur. Après tout, le peuple de Guinée est souverain et n’a pas manifesté son mécontentement après la constitution de ce gouvernement. Qui ne dit mot consent ! Cela prouve que toutes les sensibilités se reconnaissent d’une certaine façon dans le gouvernement 1 de Mr Kouyaté. Souvenons nous que la nomination d’Eugène Camara a été rejetée par tout le peuple, qui en a fait la manifestation dans la rue. Si le peuple a choisi de faire confiance à Lansana Kouyaté, accordons lui aussi la nôtre jusqu’à ce qu’on voie les premiers résultats. Pour aller au delà de ce débat : Nous avons la fâcheuse habitude de laisser de cotés les sujets qui fâchent et ceci en toutes circonstances. Pourquoi ne par parler ? Pourquoi ne pas s’exprimer ? Pourquoi ne pas tenter de résoudre nos problèmes les plus fâcheux ? Il serait mieux de discuter de tout, sans complaisance ni langue de bois, que de se tirer dessus dans de stupides guerres au nom du patriotisme. Aujourd’hui la Côte d’Ivoire, après avoir vécu plus de quatre ans d’instabilité, commence à trouver la voie de la réconciliation car les tabous ont été mis de coté. Le Burkina joue aujourd’hui le rôle de terre de règlement du conflit ivoiro-ivoirien. Le dialogue est direct et se passe entre les acteurs de la crise (rebelles et loyalistes). Jacques Lacan disait Le dialogue paraît en lui-même constituer une renonciation à l'agressivité. Alors chers compatriotes, dialoguons, écrivons, manifestons nous avec notre plume. Contrairement à une arme, la plume préserve la vie, et atteint beaucoup plus de cibles. Un problème sous jacent à ce problème épineux est le problème de particularismes que nous cultivons et l’attachement à nos régions plus qu’à notre patrie. Oeuvrons dans l’avenir pour que tous les guinéens fassent réellement un, pour que la nation passe au dessus de nos régions et pour qu’un guinéen soit un guinéen avant d’être originaire d’une région, d’un groupe ethnique ou d’un autre pays . La finalité de ce but est de valoriser une seule ethnie : L’ethnie Guinéenne. A partir de cet instant les individus se distingueront par leurs compétences et non par leurs sexes, leurs ethnies, leurs religions ou leurs provenances. Candidats aux prochaines élections électorales, vous voilà avisés d’office. Je tiens à remercier Mr Tierno Monénembo pour avoir soulevé ce problème, et Mr Amara Kaba pour sa vivacité et son courage. Si j’ai choqué des sensibilités, je m’en excuse, c’était nullement mon but et il est primordial que nous ayons le courage de s’affronter, de se parler, en défendant nos convictions profondes ; mais tout doit être fait dans le respect de l’autre. Koumbassa Alassane koumbassa@gmail.com Avril 2007

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  • Conté en priorité:

    Le général Président a encore une fois refusé de marquer le cours de l’histoire. Lansana Conté en acceptant les revendications des syndicalistes qui agissaient au nom du peuple, avait pour principal souci le gain de temps dans le but essentiel de regrouper son pouvoir qui s’était éparpillé. La réalité est indiscutable, les miettes de pouvoir qu’il a ainsi regroupées ne suffiront pas à faire reculer un peuple rempli de meurtrissures et déterminé à se débarrasser du dictateur. De nombreuses voix avaient prévenu que les Vingt trois années de dictature, d’irresponsabilité et d’incompétence à l’actif du général Président n’allaient pas disparaître au profit du bon sens. Il a encore faire preuve de son talent dans la médiocrité. Désormais il est le seul détenteur toutes catégories confondues de la bêtise humaine. Durant tout ce temps de règne absolu sans partage, le général Président s’est conforté insolemment tout en agissant en maître absolu en face d’un peuple fractionné; n’est ce pas la raison qui fait qu’il est insensible à la volonté du peuple qu’il croit toujours divisé ? Face a cette ultime perche pacifique que lui tendaient les grévistes, le général Président n’aurait t’il pas profité pour se faire pardonner un millième des frustrations qu’il a infligé à son peuple et à sa patrie ? Plus que jamais il est détesté à l’unanimité, même par ses fervents supporters, désormais en quête d’unité vraie et de progrès véritable. N’oublions pas que le PUP (Parti de l’unité et du progrès) était le nom de baptême du parti présidentiel mais depuis, il a connu une mutation inquiétante et voulue par Lansana Conté au profit de sa propre personne. A ce propos, progrès et unité étaient les ambitions affichées par la mouvance présidentielle. Aujourd’hui le constat sur le terrain est diamétralement opposé. Ce parti a semé la division sur le territoire national pour asseoir son règne. Le progrès tant prôné a pris une trajectoire angoissante et a profondément exacerber la misère. Désormais le véritable nom de ce parti, au vu de tous ses résultats, serait le parti de l’utopie et de la pauvreté. La vigilance doit rester plus que jamais accrue et la patrie doit se débarrasser définitivement du spectre du passé afin qu’on puisse assister, à l’avènement de la démocratie vraie, aux débats et idées de fond, pour enfin laisser libre choix au peuple. Vivement cette époque qui semble peut être loin tant que l’on sera sous la gérance de cette deuxième république et l’esprit malveillant du général président, mais l’optimisme doit être permis. Eh n’oublions pas qu’on doit tous œuvrer pour le départ en priorité du Général Lansana afin qu’on soit prêt à écrire le troisième tome de notre histoire. Koumbassa alassane koumbassa@gmail.com Février 2007

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  • Quand l’unité ethnique prend le dessus:

    L’orage est passé, la tension est toujours palpable mais la sérénité semble être de retour. C’est ce moment propice que je choisis pour faire mon apparition. Trouver une place au milieu des gros calibres de la plume n’étant pas faciles durant la période où le débat fût une passion. Ceci étant, une chaîne ayant la force de son maillon le plus faible, la participation de chacun dans le but de dépassionner le débat, n’est pas inutile et serait même souhaitable. Je vous préviens chers lecteurs, le ton du texte ne sera pas à l’image de cette flegmatique introduction. Le triste constat du scénario des ces deux dernières semaines m’a désespéré. Moi qui me disais, que les choses avaient changé depuis les évènements de janvier et février derniers, je me suis retrouvé face à cette déboussolante réalité. L’attitude que tous doivent adopter, ne devrait-elle pas être semblable à celle de ces personnes, jeunes pour la plupart, qui sont tombées sous les balles des mercenaires et des militaires associés à la cause du général Conté, pour avoir osé se lever comme un seul Homme, comme une seule ethnie, comme un seul parti, pour dire non à la doctrine Conté ? Trois réflexions illustreront mon désarroi : Le quasi otage des problèmes ethniques Les débats ethniques, forts passionnants de ces derniers temps, m’ont effectivement envahi d’inquiétudes ! Tandis que chacun, à quelque exception près, défend son ethnie et essentiellement son ethnie, le pays continue de traîner sa misère à laquelle est pourtant associée toute la peuplade du pays. Je pense que notre combat pour le changement n’aboutira que si, tous sans exception, nous visons la même cible. Il ne doit nullement nous échapper que les populations de la Guinée ont en partage la misère, la pauvreté, l’obscurité, la soif, la faim, la peur, l’insécurité, la maladie etc. Tous ces maux de notre société découlent, d’abord et avant tout, de la mauvaise gouvernance. Les dénonciations faites sur le partage ethnique ne doivent pas être les seuls angles de combat de nos compatriotes, dénonçant avec la plume. Les questions essentielles posées ne doivent pas se limiter à des quotas ethniques. De toute façon, je doute fort qu’on puisse un jour, repartir égalitairement des postes de nos ministres, préfets, gouverneurs… en se basant sur des bases ethniques. Il y’aura toujours des insatisfaits. Par contre, en nous basant sur la compétence et uniquement sur la compétence, on luttera contre cet ethnocentrisme qui nous pourrit tant la vie. Mais, force est de constater que les nominations, effectuées récemment, n’ont pas été faîtes sur cette base. Les personnes fraîchement nommées en tant que gouverneurs et préfets sont elles saines et compétentes ? Je ne peux m’empêcher de penser que ces exigences n’ont pas été remplies. Le Premier ministre n’avait pas tenu compte de ces critères dans ces nominations de ses ministres, et c’est sur cette même lancée qu’il continue sa mission. Dans un pays ou Mamadou Sylla a été nettoyé de toute soupçon ( sans enquête véritable), après la nomination de ce premier ministre, dit de consensus, le ton de la suite de sa mission est clairement donné : s’agripper à son fauteuil de la primature, en faisant plaisir à Conté. En plus d’être dépourvues de probité, ces nominations sont paritairement très insolentes : Trois femmes sur trente trois nominations, soit un peu plus de 9% de représentativité. Sacré Kouyaté !!! Toutes ces incohérences n’ont point été suffisamment soulignées, car apparemment, le quota ethnique demeure et semble le plus important. Une conférence nationale : pour quoi faire ? L’ethnocentrisme découle de cette mauvaise gouvernance. C’est pour cela que parler de conférence nationale, ou mettre en pratique les propositions intéressantes faites par nos compatriotes sous l’ère Conté, n’aura d’autre effet que de conforter et de pérenniser ce pouvoir despotique. En Guinée, il ne suffit pas que les postes ministériels ou les postes de préfet soient équitablement repartis pour que les tracasseries du quotidien disparaissent. Une bonne répartition aurait sans doute calmé l’hémorragie ethnocentrique et crédibiliser Kouyaté. Mais, il ne doit plus nous échapper que ce monsieur est un bon apprenti de la mauvaise gouvernance et en adoptant cette méthode, il perpétue le pouvoir de son maître Conté, rongé par la maladie, et pourra ainsi le remplacer au moment opportun. Monsieur Kouyaté doit comprendre qu’il se trompe. Les recettes du passé ne s’éterniseront plus, car le peuple de Guinée est désormais vacciné et demandera des comptes, dès que les intentions malveillantes du mauvais samaritain seront dévoilées au grand jour. Une vraie réconciliation s’impose, mais elle ne devrait jamais se faire sous cette deuxième République, pilier par excellence de cette exacerbation des passions identitaires. Prendre un médecin pour soigner le mal dont il est lui-même à l’origine, veut dire qu’on lui accorde à nouveau notre confiance. Cette deuxième République ne mérite plus cette confiance. Ceux qui veulent aggraver la division, en faisant circuler des tracts à caractère très raciste, ne rendent service qu’au pouvoir actuel. Pour le respect de toutes nos communautés cohabitant sur le même territoire, toutes les polémiques découlant du contenu des tracts ayant circulé sur le net et la Guinée, doivent immédiatement cesser. Le premier, écrit sans doute par un forcené des temps modernes, a évoqué en moi, après lecture, un sentiment d’indifférence totale. Mais face à l’indignation générale constatée, je suis resté stupéfait car le forcené a gagné son pari. Un tel déchaînement devrait passer totalement inaperçu, car aucune substance logique n’est contenue dans ce tract : le terme qu’il faudrait employer à la place du mot tract serait plutôt acte de démence. Toutes les stigmatisations faîtes à un groupe ethnique, via ce torchon écrit, ne peuvent relever que de la démence. Je n’en dirai pas plus et je condamne dans le même élan le second acte de démence qui a répondu au premier. Inutile de se voiler la face, car le torchon qui a brûlé était certainement imbibé d’essence et qui a pour source cette mauvaise gouvernance que la Guinée connaît et a toujours connu. Il ne doit jamais nous sortir de l’esprit, que c’est seulement en étant unis, que nous pourrons nuire à ce système Conté & Kouyaté, formant désormais une République apparaissant sous sa forme la plus vorace et menant une politique ayant pour objectif la fragmentation du peuple, afin de consolider leur pouvoir. Kouyaté : Après l’espoir, le désenchantement. Pittacos disait : Pour connaître le mortel, donne lui du pouvoir. Kouyaté en est un illustre exemple. Les premières critiques quant à l’incompétence du diplomate Kouyaté, me semblaient précoces et injustifiées. Ces liminaires mesures, qui n’étaient en fait que des chimères, étaient une belle entrée en matière. Qu’il sache qu’une belle entrée en matière ne fait pas forcément un bon bilan. Ma méfiance vis-à-vis de ses méthodes a atteint son apogée lorsque ce dernier, malgré l’état catastrophique de notre économie, a intrépidement décrété un jour férié en Guinée, pour la venue du guide suprême de la Libye. Mais à quelle époque veut-il nous faire vivre, Mr Kouyaté ? Même nos morts de janvier et février n’ont pas eu un hommage digne de leur combat. L’écrivain, Saïdou Nour Bokoum, attirait notre attention assez prématurément après la nomination de Kouyaté : « …Petit monstre arraché à une sanglante césarienne, tous les actes qui en découleront seront marqués du sceau de cet accouchement au coin du feu où trône toujours un « pater familias » qui n’a renoncé à aucune de ses prérogatives…Ne nous attardons pas sur ces tares quand tout est pourri. Comme un arbre rongé dans ses racines par une vermine qui grouille partout dans ses nervures. C’est cet arbre que les récents évènements viennent de secouer, et ont failli abattre. Mais il tient encore. Et il tiendra aussi longtemps que l’eau polluée à laquelle il tire sa sève ne sera pas évacuée dans les caniveaux de l’Histoire. .. » Ô combien j’ai souhaité que ce respectueux homme se trompasse, mais force est de reconnaître qu’il a vu juste. Conté nous a montré dans l’interview télévisée donné à TV5, qu’il restait toujours ce « pater familias ». Désormais, notre mission doit nous conduire dans un élan de solidarité, à combattre cet arbre qui est la source de toutes nos discordes. Les pro-Kouyaté (j’en étais un auparavant) me diront sans doute que cents jours à la primature d’un pays sont insuffisants pour juger d’un bilan et je les rétorquerai que ces cents jours sont assez suffisants pour prédire, si ce bilan sera catastrophique ou pas. Et la folle voiture pilotée par le couple Lansana & Lansana va droit dans le mur. Souhaiter l’échec à Kouyaté serait de l’inconscience, ne pas voir arriver cet échec serait de la cécité. Si seulement notre premier ministre pouvait nous donner tort et soulager le peuple de Guinée en se réorientant vers la bonne direction. Il n’est jamais trop tard, le diplomate a le temps de se ressaisir, mais maintenant qu’il est devenu un politicien, fonctionnant avec des méthodes archaïques, permettez-moi de mettre des réserves sur une métamorphose de sa part, qui irait dans le bons sens. En attendant, je vous en prie, recadrons nos tirs, fédérons nos forces, afin de dénoncer le système dans toute son injustice, dans toute son irresponsabilité, dans toute son incompétence….pour le meilleur et surtout contre le pire. Koumbassa Alassane koumbassa@gmail.com

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  • APPEL AUX SANS-VOIX:

    Face aux innombrables problèmes existentiels auxquels sont confrontés les guinéens, l’attitude de défiance des jeunes qui se traduit par une certaine indifférence et une démobilisation totale, quant à leur prise de position par rapport aux enjeux politiques, laisse perplexe. La raison, à n’en point douter, est que les réponses à leurs attentes, ont toujours été décevantes, contribuant ainsi au déficit de confiance entre eux et les politiques. Le problème qui se pose, c’est qu’ils donnent par ce biais, un accort tacite, à ce que l’on décide de leur devenir à leur place, en n’étant associés, ni de près, ni de loin, aux prises de décisions stratégiques en matière de politique de la jeunesse. Or, mieux que quiconque, les jeunes doivent avoir à l’esprit, que pour sortir de leur situation léthargique, ils doivent prendre à bras le corps, les défis qui les interpellent, en s’investissant et en s’impliquant d’avantage dans les actions, à même de contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie. Nul besoin pour cela, d’être sympathisant ou militant d’un quelconque parti politique ou association, car l’adhésion à une cause, se doit d’être guidée par une conviction personnelle. Néanmoins, de quelque bord politique que l’on soit, l’unanimité autour des idéaux de paix et de prospérité ne doit souffrir d’aucun équivoque et chacun en ce qui le concerne et selon ses moyens, aussi modestes soient-ils, peut et doit contribuer à l’édification harmonieuse de la nation. Il est regrettable de constater que, la participation des jeunes au débat politique qui fait rage sur Internet est presque inexistante, comme pour signifier qu’ils n’ont pas la voix au chapitre, en pensant à tort que, la politique est l’apanage des grands. Et pourtant, l’adage ne dit-il pas, qu’aux âmes bien nés, la valeur n’attend point le nombre d’années et les jeunes en cela, ne doivent en rien nourrir un complexe d’infériorité, qui leur confinerait dans une situation de défaitistes, mais au contraire , ils doivent faire preuve d’initiative en laissant libre cours à leurs idées et en les vulgarisant autant que faire se peut. L’environnement socio-politique et économique actuel, loin de contenter l’opinion publique, est cependant, propice à une meilleure orientation idéologique, pour peu que les bonnes volontés, concourent à la convergence des idées novatrices. Ne dit-on pas qu’en politique, on a rarement le choix entre le bien et le mal, mais entre le mal et le moindre pire. A cet effet, les guinéens doivent comprendre, que l’on ne peut attendre de l’actuel gouvernement de transition, de changement miraculeux surtout que, l’hypothétique départ du général CONTE, que bien d’observateurs considèrent comme préalable à tout changement tangible, n’est apparemment pas, à l’ordre du jour. L’alternative politique tant souhaitée dans notre pays, demeure une cause commune, mais les moyens pour y parvenir, doivent se situer dans le cadre d’un combat d’idées car la démocratie vers laquelle nous tendons inexorablement, requiert l’adhésion des masses à la cause défendue. L’incitation des jeunes à la révolte et à l’usage de l’argument de la force, ne peut que contribuer aux divisions et oppositions stériles qui constituent actuellement, la pierre angulaire de nos problèmes. Une cause, aussi noble soit-elle, ne doit privilégier les sacrifices humains, comme ceux que l’on a connu, lors des derniers événements, surtout que l’impunité reste de mise pour les auteurs présumés de ces massacres. Alors, jeunes de guinée, bougeons et œuvrons en sorte de pouvoir court-circuiter les velléités antagonistes qui ont tendance à figer les privilèges et à retarder les évolutions en prenant une part active dans la vie politique de notre chers pays. BAYO Abidine : Posté le 02 juillet 2007

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