Guinée: report du verdict à l'encontre de l'ancien Premier ministre Kassory Fofana
- Par Administrateur ANG
- Le 14/02/2025 à 18:19
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En Guinée, une nouvelle fois, l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana ne s’est pas présenté au tribunal le 13 février 2025 pour assister au délibéré de son jugement qui était pourtant annoncé. Les gardes pénitentiaires partis l’extraire de son lit d’hôpital où il est en traitement depuis plus de deux ans sont repartis bredouille.
Poursuivi devant la cour de répression des infractions économiques et financières (Crief) pour des faits de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, corruption et complicité, l’ancien Premier ministre Kassory Fofana restera encore en détention hors de la prison civile.
Le substitut du procureur Amiata Kaba a expliqué pour quoi le prévenu n’était pas encore présent dans la salle d’audience. « Nous avons fait l’ordre d’extraction. Les agents sont partis à la Clinique pour extraire le prévenu qui a déclaré ne pas pouvoir se déplacer, qu’il est malade ».
Remerciant le procureur, le juge Lansana Soumah a expliqué qu’il y a toujours des difficultés de calendrier à la Crief. Ce que reconnait de facto l’avocat de l’État, Me Amadou Babein Camara, qui a dit reconnaître que le juge Lansana Soumah est très occupé, car il siège dans beaucoup de juridictions. Donc, c’est tout à fait normal qu’il proroge le délibéré.
De son côté Me Sidiki Bérété l’avocat de la défense dénonce une attente interminable. « Nous sommes fatigués de cette détention préventive de plus de trois ans, dans une république. Donc, notre destin et le destin de la république est entre les mains de Dieu. Kassory [Fofana] croit à sa foi, à sa famille et à la république et croit à son innocence. Souhaitons que le droit triomphe. Ce sera une condamnation politique pour le faire disqualifier et ça ne marchera pas ».
Le procureur avait requis 5 ans de prison ferme contre l’ancien Premier ministre, qui sera situé sur son sort le 27 février prochain.
Source: RFI - Avec notre correspondant à Conakry, Mouctar Bah
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